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Ecologie : les "limites planétaires" Du danger de franchir les limites écologiques de la planète

lundi 4 avril 2016

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La réunion Mind and Life XXIII sur le thème « Ecologie, Ethique, et Interdépendance » a eu lieu récemment à Dharamsala, en Inde, avec Sa Sainteté le Dalaï Lama et un groupe d’éminents scientifiques et de penseurs (ces rencontres peuvent être visionnées sur le site www.dalailama.com, www.mindandlife.org et sur Youtube).

La première présentation a été donnée par le professeur Diana Liverman de l’Université d’Arizona qui a décrit de manière saisissante l’accélération de certains phénomènes déterminants pour l’équilibre écologique de la planète (en particulier accroissement de la population humaine, de l’utilisation de l’eau, du recours à l’endiguement des rivières, de l’utilisation d’engrais, de la consommation de papier, de nombre de véhicules) qui s’est produite depuis 1950 et qui définit une nouvelle ère pour notre planète, l’anthropocène, (littéralement « l’ère des humains »). C’est une ère pendant laquelle, pour la première fois dans l’histoire, les activités humaines modifient profondément (et, pour l’instant, dégradent) l’ensemble du système qui maintient la vie sur terre.

Le professeur Liverman a aussi expliqué le concept de « limites planétaires. » Elle a défini neuf limites dont le franchissement peut avoir des effets destructeurs irréversibles sur la planète. Ces neuf limites concernent le changement climatique, la perte de biodiversité, l’azote dans l’atmosphère et de phosphore dans les océans, la réduction de l’ozone dans la stratosphère, l’acidification des océans, l’utilisation mondiale d’eau douce, les changements dans l’utilisation des terres, la quantité d’aérosols présente dans l’atmosphère, et la pollution chimique.

Ces facteurs doivent être maintenus dans des limites respectant une marge de sécurité avant le seuil au-delà duquel un point de non retour pourrait être atteint.. Comme on le voit sur les deux schémas ci-dessous, tous les facteurs mesurés étaient encore bien en deçà de ces limites en 1950. Aujourd’hui, trois facteurs majeurs - le changement climatique, la perte de biodiversité, et émissions d’azote - ont franchi leur limite de sécurité et tous les autres s’en approchent rapidement (Une zone de sécurité peut être comparée à la distance raisonnable à partir de laquelle une voiture s’approchant d’une falaise dont elle ignore la distance exacte, doit commencer à freiner, pour éviter de tomber soudainement dans l’abîme). Or cet exemple est saisissant et il faut le garder, mais le présenter un tout petit peu différemment. Pour la plupart de ces facteurs, on ne sait pas encore exactement à quel stade les dégâts seront irréversibles, une fois la zone de sécurité franchie.

Il est plus que jamais temps de prendre la mesure des améliorations considérables qui peuvent être faites si on met pleinement à contribution la créativité humaine, si on développe les technologies alternatives et si on applique, dans notre vie quotidienne, des moyens simples permettant de réduire notre empreinte sur la planète. Pour ce faire, il nous faut aussi cultiver une « simplicité volontaire » plutôt que de nous adonner à une consommation effrénée de biens matériels qui, comme le montrent bien les travaux du sociologue Tim Kasser, loin de nous apporter le bonheur, nuit considérablement à notre environnement.

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