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Des marionnettes ancestrales en tournée européenne

vendredi 11 octobre 2013, par Buddhachannel Culture

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Le photographe japonais Hiroshi Sugimoto s’empare de l’art ancestral du « Bunraku » avec ses marionnettes au délicat visage de bois exprimant toute la gamme des émotions humaines, dans Double suicide à Sonezaki, adapté d’un classique du XVIIIe siècle.

Une tournée à Madrid et Rome, avant Paris du 10 au 19 octobre, a donné à voir au public européen cette pièce de 1703, tirée d’un vrai fait divers de l’époque, le suicide de deux amants.

C’est « le premier documentaire au Japon », a expliqué l’artiste à l’AFP. Les amants, une courtisane et son amoureux, croient que le bonheur les attend de l’autre côté de la vie, où doit les accueillir la déesse Kannon. « La pièce avait entraîné une vague de suicides à l’époque, au point d’être interdite », raconte le maître de 65 ans.

Hiroshi Sugimoto a choisi une scénographie très contemporaine, avec des projections vidéo et une utilisation du plateau jouant sur la lumière et l’obscurité. « Ma mise en scène a donné envie à des jeunes de revenir au Bunraku au Japon », explique-t-il.

Le Théâtre National du Bunraku a atteint son apogée aux XVIIIe et XIXe siècles. Il est toujours pratiqué, à Osaka où il est basé, et plusieurs de ses maîtres sont des « Trésors nationaux vivants » au Japon.

Deux d’entre eux figurent dans la distribution de Double suicide à Sonezaki, et ont accepté les nouveautés introduites par Sugimoto dans cet art extrêmement codé.

Pas moins de 60 personnes sont du voyage, musiciens, manipulateurs des marionnettes, conteurs qui font la « voix » des personnages, perruquiers, costumiers... Les marionnettes historiques, dont certaines font dix kilos et mesurent une demi-taille humaine, voyagent avec les plus grandes précautions.

Hiroshi Sugimoto en a conçu deux lui-même. L’une est destinée à être animée par un seul manipulateur au lieu de trois habituellement (un pour les pieds, un pour le bras gauche et un pour le corps). L’autre est un « méchant », qu’il a voulu « beau gosse », ce qui détonne dans le Bunraku traditionnel.


- Lire la suite sur : www.lapresse.ca




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