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Les trois Engagements de Sa Sainteté le Dalaï Lama

lundi 11 août 2008

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TENZIN GYATSO, XIVème DALAI LAMA


Prix Nobel de la Paix, Chef temporel et spirituel du Tibet
Né le 6 juillet 1935 dans un petit village au nord‐est du Tibet
(l’Amdo, actuellement nommé Qinghai), l’enfant Tenzin Gyatso est reconnu comme la réincarnation du précédent Dalaï Lama alors qu’il n’a pas trois ans.


Photo : www.zepatente.com

Il est considéré comme la manifestation terrestre de Tchenrézi, le bodhisattva de la compassion, comme l’ont été les réincarnations de ses treize prédécesseurs (le premier, Gyalwa Guendune Droup étant né en 1351). A quatre ans, Tenzin Gyatso est intronisé à Lhassa, capitale du Tibet. A six ans, il devient moine et reçoit une éducation de haut niveau qui le prépare à ses fonctions religieuses et à la direction de son pays.

“Dalaï” est un mot mongol signifiant océan et “Lama”, est l’équivalent tibétain du terme indien Guru qui désigne un maître spirituel. Accolés l’un à l’autre, les deux termes sont souvent traduits librement par “Océan de sagesse”. Mais “Dalaï Lama” est avant tout un titre. Celui de chef spirituel, comme figure religieuse la plus éminente du monde bouddhiste tibétain et de chef temporel du Tibet, comme chef d’Etat.

En 1949, lors de l’invasion du Tibet par la Chine, le peuple tibétain réclame la remise exceptionnelle des pleins pouvoirs à Tenzin Gyatso, alors adolescent. Très vite et malgré tous ses efforts, il comprend qu’une entente sera difficile mais refuse toute lutte armée. Les attaques des combattants de la liberté se multiplient pourtant, suivies de répressions sans pitié. C’est dans ce climat très tendu qu’il passe avec succès son doctorat d’études bouddhistes le plus élevé : guéshé lharampa. Quelques jours plus tard, les Chinois lui tendent un piège. Craignant pour la vie de son chef, le peuple se regroupe autour de son palais d’été, le Norbulingka. Les Chinois préparent une attaque contre la foule et un bombardement de la ville. Le Dalaï Lama doit se résigner à fuir, espérant éviter un massacre... qui eut lieu malgré tout. Le 17 mars 1959, à minuit, le Dalaï Lama quitte le Tibet. Le pandit Nehru l’accueille chaleureusement et lui offre, ainsi qu’aux 80 000 Tibétains fuyant les persécutions, l’asile politique en Inde.

Aujourd’hui, quand il n’est pas en voyage pour donner des enseignements ou attirer l’attention sur la question du Tibet, le Dalaï Lama réside à Dharamsala, village situé dans les Himalaya indiens, où se trouve également l’administration centrale tibétaine en exil. Il ne retournera vivre dans son pays que lorsque la question du Tibet sera résolue par le dialogue et a déclaré qu’il n’assumerait aucune position officielle dans un Tibet autonome afin de faciliter l’instauration et le développement d’une démocratie saine. En décembre 1989, il reçoit le prix Nobel de la paix en hommage à ce combat pacifique, reconnu et salué par la communauté internationale.

Loin d’être un utopiste, Sa Sainteté, qui connaît parfaitement les enjeux internationaux économiques et politiques, comme le montre son attitude réaliste et pragmatique, croit à l’édification d’un monde plus paisible, plus humain et plus beau.

Les trois principaux engagements de Sa Sainteté le Dalaï Lama par ordre de priorité :

1. Promouvoir les valeurs humaines universelles. Le premier engagement de Sa Sainteté est de promouvoir les valeurs humaines telles que la compassion, le pardon, la bienveillance, la tolérance ou bien encore la maîtrise de soi. Croyants ou athées, tous les êtres peuvent expérimenter la capacité de ces qualités à rendre leur vie plus heureuse. Sa Sainteté considère ces valeurs humaines comme une véritable éthique laïque.

2. Promouvoir la tolérance religieuse. Le second engagement de Sa Sainteté est de promouvoir une compréhension et une plus forte harmonie entre les traditions religieuses majeures du monde. Malgré des différences d’ordre philosophique, toutes disposent du même potentiel à élever les êtres humains. Il est donc important qu’elles se respectent les unes les autres en reconnaissant chacune la valeur de l’autre. Si, pour l’individu, il peut n’y avoir qu’une seule vérité et une seule religion, au sein d’une communauté libre, plusieurs vérités et religions doivent pouvoir exister.

3. La cause tibétaine. Enfin, Sa Sainteté est Tibétain et porte le titre de « Dalaï Lama ». Le peuple tibétain s’en remet à lui. Son troisième engagement est donc d’œuvrer pour sa cause, au travers d’une politique mesurée et réaliste. Sa Sainteté a la responsabilité d’agir en tant que porte‐parole libre des Tibétains dans leur lutte pour la justice. Ce troisième engagement n’aura plus lieu d’être une fois qu’une solution bénéfique mutuelle aura été trouvée entre les Tibétains et les Chinois.


Par Océan de Sagesse

Source : Dossier de Presse Dalaï Lama France 2008




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