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Le Parlement tibétain en exil demande de l’aide à différentes instances internationales

jeudi 14 octobre 2010

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12.10.2010

Le Parlement tibétain en exil a demandé de l’aide à l’Organisation des Nations Unies et à Amnesty International afin de garantir les droits des Tibétains vivant au Népal à organiser des élections démocratiques.

L’appel arrive quelques jours après que le gouvernement népalais a perturbé les élections générales des Tibétains au Népal en confisquant de force des urnes lors du premier tour de scrutin, le 3 octobre.
Ce jour-là, sous la direction du Ministre de l’Intérieur, une trentaine de policiers népalais en tenue anti-émeute, sont arrivés dans deux lieux de vote de Katmandou, au monastère de Swayambhunath (Tib. : Phagshing) et Boudha (également appelé Bodnath) (Tib : Choeten) et ont confisqué les urnes.
Le 8 octobre, Dolma Gyari, Vice-présidente du Parlement tibétain en exil a écrit une lettre en appelant au Secrétaire général Ban Ki-moon, à la Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’homme Navanthem Pillay, et au directeur d’Amnesty International, basé à Londres.
Cette lettre envoyée aux organismes internationaux exprime le “choc” et la “condamnation” d’un acte sans précédent contre la démocratie.
La Vice-présidente, Dolma Gyari, dit dans cette lettre : "J’aimerais humblement exposer que le 2 septembre 2010 a marqué le 50ème anniversaire de la démocratie tibétaine en exil. Que le 3 octobre, la communauté tibétaine en exil a participé à l’élection primaire des membres du 15ème Parlement tibétain en exil, ainsi qu’à celle du Kalon Tripa" [1].
"Les premiers membres élus du Parlement tibétain en exil ont pris leur fonction le 2 septembre 1960. Au cours des 50 dernières années, il n’y a jamais eu de problème, avec la loi et les règles, créé par notre communauté les jours d’élections. De plus, nous sommes reconnaissants envers nos nations hôtes du fait qu’il n’y a jamais eu d’intervention pour nous empêcher d’élire nos propres représentants et le Kalon Tripa" est-il noté dans la lettre.
"Par conséquent, l’incident du 3 octobre au Népal, où le personnel de la police népalaise, en dépit de l’autorisation accordée par les autorités locales compétentes, a emporté avec fermeté des urnes des centres de vote à Boudha et Swayambhunath, tous deux sous juridiction de la capitale du Népal, Katmandou, est choquant et nous condamnons fermement cet acte sans précédent contre la démocratie".
"Le Parlement tibétain en exil fait appel à l’Organisation des Nations Unies et à Amnesty International pour que, par votre voie officielle et personnelle, vous aidiez à libérer les urnes de l’autorité policière du Népal et à s’assurer que la communauté tibétaine de la diaspora est en mesure de continuer à élire démocratiquement ses propres représentants et le Kalon Tripa"
, est-il indiqué dans la lettre.

Le Népal accueille 20 000 réfugiés tibétains qui ont traversé l’Himalaya depuis l’occupation du Tibet en 1959. Ces derniers temps, le Népal a développé une forte amitié avec la Chine, qui assure une importante aide à ce pays frappé par la crise.
"En juillet, au cours des échanges bilatéraux entre les deux pays, la Chine a annoncé le don annuel de 1,46 million de dollars au Ministre de l’Intérieur afin de renforcer l’équipement permettant de juguler les activités anti-chinoises" affirme un participant népalais à cette réunion.

Selon les rapports des média népalais, le Népal dit maintenir résolument une politique de la "Chine unie" et que les élections ont "violé la politique étrangère du Népal et les lois existantes du pays d’accueil" rapportant ainsi une déclaration du Ministre de l’Intérieur du Népal.

Lodi Gyari, envoyé du Dalaï Lama, qui a rencontré l’Ambassadeur des États-Unis au Népal, Scott Delisi, a exprimé ses inquiétudes au sujet de la longue relation historique entre le Népal et le Tibet, et la récente interruption de l’exercice de la démocratie des Tibétains au Népal.
Il a aussi exprimé ses préoccupations, car c’est un fait notoire, connu de différents représentants de la Communauté internationale au Népal, que “les autorités chinoises commandent presque aux fonctionnaires népalais, sans aucun respect de son statut de nation souveraine".

"Dans un système démocratique de gouvernance, il y a des dispositions pour une réélection en cas d’interruption dans le processus électoral" dit Jampal Chosang, Président de la Commission électorale du Gouvernement Tibétain en exil.

[1] Kalon Tripa : équivalent du Premier Ministre, actuellement Samdhong Rinpoche

- Sources : Central Tibetan Administration, 11 octobre 2010, Phayul, 12 octobre 2010


Par Monique Dorizon

Source : www.tibet-info.net

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