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Semaine du goût — Une personne sur quatre mange déséquilibré

mercredi 13 octobre 2010

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13.10.2010

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Manger trop vite ou des plats préparés contribuent au déséquilibre alimentaire.
SIERAKOVSKI / ISOPIX / SIPA

EXCLUSIF - Selon l’institut MediQual Research et Seb, les Français mangent de plus en plus mal...

«  Éviter de manger trop gras, trop salé, trop sucré  ». Les Français connaissent le slogan par cœur et pourtant, ils mangent de plus en plus mal. C’est le constat que dressent les médecins généralistes dans une étude réalisée par l’institut MediQual Research pour le groupe Seb. Un quart des patients présentent, selon eux, des déséquilibres alimentaires. « C’est un problème auquel nous sommes confrontés quotidiennement », explique le généraliste Jean-Pierre Lamandé. Parmi les déséquilibres, les médecins citent d’abord le fait de manger trop vite ou de manger des plats préparés, au détriment de la cuisine à la maison.

Médecins désemparés

Alors que se tient jusqu’à vendredi la Semaine du goût, les généralistes tirent la sonnette d’alarme. « Ces déséquilibres sont liés à nos modes de vie et à la baisse de nos activités physiques », explique Anne Delcroix, médecin généraliste. Les conséquences sont bien connues  : obésité, diabète ou maladies cardio-vasculaires. Pour les enfants, ils s’inquiètent des grignotages entre les repas ou d’une alimentation trop sucrée. En 1997, la France comptait 8,5% d’obèses, contre 14,5% en 2009, soit 6,5 millions de personnes. Selon l’étude, les généralistes se sentent désemparés. « C’est toute une population qu’il faut rééduquer, précise Isabelle Parmentier, présidente de l’Association française des diététiciens nutritionnistes. La France n’est pas organisée pour faire face au problème. »

Les valeurs de la Semaine du Goût

1 L’éducation au goût des consommateurs, notamment des enfants.

2 La diversité des goûts et saveurs

3 L’information transparente et pédagogique sur les produits,
leur origine, leur mode de production et leurs spécificités

4 La transmission des métiers et savoir-faire.

5 Le Plaisir du goût.

6 Encourager les comportements et consommations alimentaires s’inscrivant dans un mode de vie équilibré et durable.

Les incontournables de la Semaine du Goût

Les Leçons de Goût

Action incontournable de la Semaine du Goût depuis sa création en 1990 par Jean-Luc Petitrenaud, la Leçon de Goût mobilise chaque année un grand nombre de chefs de cuisine et artisans des métiers de bouche qui se glissent sous la toque d’éducateur pour transmettre leur passion et leur savoir-faire à des classes dans toutes les académies.

Les Tables du Goût

Des chefs de belles tables de la gastronomie française proposent de découvrir un menu Semaine du Goût qui éveille les sens entre des plats salés ou sucrés et des vins issus des vignobles de France.
Un exercice de style remarquable qui crée un moment privilégié permettant à tous les gourmets d’initier leurs palais à des accords parfois surprenants.

Les Ateliers du Goût

En 2009, plus de 1300 manifestations ont eu lieu dans toute la France. Initiées par les collectivités territoriales, lycées hôteliers, associations, musées, agriculteurs, entreprises agroalimentaires. Ces actions ont permis au plus grand nombre de se retrouver autour d’une même passion : le goût. Au programme, marchés éphémères, journées portes ouvertes, animations commerçantes, fêtes, rallyes du goût, colloques, débats, visites… Tout est prétexte à organiser un Atelier du Goût.

- www.legout.com


Céline Blampain

Source : www.20minutes.fr

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1 Message

  • des infos http://robin.blog.arte.tv/category/notre-poison-quotidien/

    marie-monique robin

    et pour illustrer et vous couper l’appétit :

    la "Recette de la tarte aux cerises"

    Voici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d’une
    tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu’à l’usine
    agro-alimentaire. Bon appétit !

    Histoire de la Pâte
    Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide
    avant semis.
    Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon
    les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin
    d’éviter la verse et 1 dose importante d’engrais : 240 kg d’azote, 100 kg de
    phosphore et 100 kg de potassium à l’hectare, tout de même !
    Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au
    tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au
    chlopyriphosméthyl.
    Pour la mouture,
    la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique, de la
    farine de fève, du gluten et de l’amylase.
    Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au
    silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium.
    Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter
    le rancissement) comme l’hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type
    lécithine.
    Histoire de la Crème
    La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des oeufs, du
    lait, et même de l’huile.
    * Les oeufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries
    avec des granulés contenant des :
    - antioxydants (E300 à E311),
    - arômes,
    - émulsifiants : alginate de calcium,
    - conservateurs : acide formique,
    - colorants : capsanthéine,
    - agents liants : lignosulfate
    - et enfin des appétants : glutamate de sodium, pour qu’elles puissent
    avaler tout ça.
    Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des
    anticoccidiens. Les oeufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des
    agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer
    le sucre du blanc.
    * Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une
    alimentation riche en produits chimiques :
    - antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)
    - antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse
    (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),
    - émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol
    (F496),
    - conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique
    (F280) et ses dérivés (F281 à E284),
    - composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),
    - agents liants : stéarate de sodium,
    - colorants : F131 ou F142
    - et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme
    le glutamate de sodium.
    * Les huiles, quant à elles, ont été :
    - extraites par des solvants comme l’acétone,
    - puis raffinées par action de l’acide sulfurique,
    - puis lavageà chaud,
    - neutralisées à la lessive de soude,
    - décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium
    - et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.
    - Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.
    La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des
    stabilisants comme l’acide alginique (E400).
    Histoire des Cerises
    (complété d’apres des éléments de "Aromatherapie" Jean Valnet 1990, Maloine)
    Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de
    pesticides selon les années.
    * Les cerises sont :
    - décolorées à l’anhydride sulfureux
    - et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine.
    - Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium
    - et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium
    (E202).
    Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme
    les blés, ont reçu leur bonne dose d’engrais et de pesticides. Ce sucre est
    extrait par :
    - défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux,
    - puis décoloré au sulfoxylate de sodium,
    - puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique.
    - Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
    Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est
    necessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une
    recréation synthetique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels
    issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles- par
    économie d’echelle - en comparaison du parfum naturel de fruit.
    L’exemple developpé est ici la cerise, mais de tels composés servent à
    recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d’ananas, de
    framboise, de miel, de caramel, de muguet..
    etc.
    * Le parfum artificel de cerise se compose donc des molécules synthetiques
    (donc à la stéréochimie inversée) suivantes :
    - acétate d’ethyle
    - acéthyl méthylcarbinol
    - butyrate d’isoamyle
    - caproate d’ethyle
    - caprylate d’isoamyle
    - caprate d’ethyle
    - butyrate de terpenyle
    - geraniol
    - butyrate de geranyl - acetylacetate d’ethyle
    - heptanoate d’ethyle
    - aldéhyde benzoique
    - aldéhyde p-toluique
    - vanilline
    - essence artificielle d’amande amère SAP
    - essence artificielle de girofle Bourbon
    - essence artificielle de cannelle Ceylan
    - essence de lie de vin .

    Ce texte, consacré à "la tarte aux cerises de supermarché" a été rédigé par
    Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l’INRA, avant de
    quitter l’honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la
    microbiologie des sols, c’est lui qui démontra, pour la première fois, que
    les sols cultivés à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides,
    étaient biologiquement ... morts. Tout ce qui fait la vie, et donc la
    qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est
    détruit par les produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et
    à l’érosion des sols. Membre de la Société américaine de microbiologie - en
    France , il n’ y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à
    l’INRA ! - Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d’analyse
    microbiologique des sols, qui intervient dans de nombreux pays, pour aider
    les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.

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