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"Le bouddhisme rend heureux"

mardi 28 septembre 2010

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28.09.2010

VERBIER - A 63 ans, Dominique Marchal a décidé de devenir nonne bouddhiste. Cette ancienne pilote témoigne de son parcours de vie.


Il y a deux ans, elle faisait le grand saut. Et décidait de devenir nonne bouddhiste. Elle avait 63 ans. Aujourd’hui, Dominique Marchal, originaire de Bruxelles mais amoureuse du Valais, vit au Népal, « tout près de deux monastères ». En fin de semaine dernière, elle donnait une conférence sur son parcours de vie à Verbier, suite à l’invitation du Rotary Club. « J’ai beaucoup d’amis en Valais. Cette région est l’une des plus chères à mon coeur », a expliqué Dominique Marchal. Portrait d’une dame qui apprécie chaque instant de la vie.

« Vous me reconnaîtrez à ma coupe de cheveux », souligne- t-elle au téléphone, lors de la prise du rendez-vous. Impossible en effet de ne pas repérer Dominique Marchal, avec ses cheveux blancs coupés à ras du crâne. « En fait, c’est très agréable de ne plus avoir à séduire, de ne plus se préoccuper de son apparence pour se consacrer aux choses plus profondes. »

Avant de prendre ses voeux - dont celui de chasteté - en 2008, Dominique Marchal a eu une vie privée bien remplie. Mariée trois fois - « J’ai divorcé deux fois et mon troisième époux est décédé d’un cancer », elle est maman de deux garçons. « Je suis même grand- maman aujourd’hui. J’ai deux petits-enfants. »

Amie de Bruno Bagnoud

Cette passionnée de bouddhisme a d’abord orienté sa vie vers l’aviation. Elle a ainsi été la première femme pilote suisse pour les vols aux instruments. « Bruno Bagnoud m’a beaucoup aidée à cette époque ; c’est l’un de mes plus grands amis. » Dominique Marchal a passé son brevet de pilote privée à Montreux, puis a travaillé pour un milliardaire italien qui possédait ses propres appareils. « J’adorais les avions ; je me souviens que j’allais les toucher quand j’avais le cafard. »

Le temps passe et Dominique Marchal s’intéresse de plus en plus au bouddhisme. « Je croyais déjà à la réincarnation. De plus, je suis intimement persuadée que ce qui nous arrive ne se passe pas pour rien. Il n’y a pas de malheur en tant que tel. Un drame, un accident ou une peine arrivent toujours pour nous faire comprendre quelque chose. »

A 41 ans, Dominique Marchal accepte d’accompagner Jean Troillet dans son expédition à l’Everest. « Comme j’étais la seule non grimpeuse du groupe, j’allais chercher le courrier et je me rendais souvent au temple Rongbuk (au pied de l’Everest), là j’ai connu l’abbé Trushik, qui a d’ailleurs béni le sol de l’hospice que j’ai fondé plus tard au Népal », raconte encore la sexagénaire.

Déménagement au Népal

Dominique Marchal envisage alors de s’installer définitivement au Népal. Ses rencontres en 1989 et en 1993 avec le dalaï-lama la confortent dans son envie de consacrer sa vie au bouddhisme. « J’y suis entrée progressivement, de plus en plus profondément. » En 1995, elle s’établit en terre népalaise. Et crée une clinique de charité à Katmandou en 2000 pour Mathieu Ricard. Elle la gère jusqu’en 2007.

Là, elle décide de faire un pas de plus dans sa voie religieuse. Elle prononce les vœux - elle promet de ne pas tuer, pas voler, pas mentir, de ne pas avoir de relation sexuelle et ne pas faire usage d’alcool ou de drogue - pour devenir nonne bouddhiste. « J’étais prête à le faire. Pourtant, j’étais une bonne vivante dans ma jeunesse, mais là, c’est venu tout naturellement. »

La sexagénaire n’éprouve aucun regret, ni aucune nostalgie de sa vie d’avant. « Le bouddhisme rend très heureux. Chaque fois que l’on fait quelque chose de bien, on augmente sa capacité de bonheur. Et la sensation de bonheur dure bien plus longtemps que celle qu’on ressent lorsqu’on fait du mal. »

Plus sereine que jamais, Dominique Marchal se qualifie « d’incroyable privilégiée ». Elle continue toujours à s’occuper des personnes en fin de vie dans l’hospice qu’elle a créé au Népal. « Quand on accompagne une personne dans la mort, elle nous tire vers la lumière. J’ai une grande reconnaissance envers les gens qui me permettent de les accompagner. » La mort ne l’effraie pas. Au contraire. « Je suis en harmonie avec elle. On est né pour mourir. » Pour Dominique Marchal, ce n’est pas la durée sur la terre qui importe, « mais la qualité de la vie que l’on a ».


Christine Savioz

Source : www.lenouvelliste.ch

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3 Messages

  • "Le bouddhisme rend heureux" 29 septembre 2010 03:09, par Virgin

    Beau temoingnage.

    repondre message

  • "Le bouddhisme rend heureux" 27 octobre 2010 17:56

    je suis tout à fait d’accord avec vous je viens de prononcer les voeux à quarante huit ans et c’est une grande joie qui en découle et je souhaite un jour rentrer au monastére de mon maitre.puissions nous etre bénéfique à tous les etres.

    Anila Kunchog Dolma

    repondre message

  • "Le bouddhisme rend heureux" 13 décembre 2010 03:09

    Mme Dominique Marchall,

    Je me sens très près de l’auteur de cet article, D.Marchall.
    J’ai découvert des groupes bouddhistes quand j’habitais à Genève en Suisse, (dont au Mont-Pellerin). Les conférences étaient traduites en anglais, et parfois aussi en français.
    J’y ai gouté au thé au beurre de yak et m’y suis habituée.
    Il y avait énormément de simplicité et de gaieté en cet endroit qui accueillait un grand nombre de moines du Tibet.
    Cela rechargeait mes ’’piles’’ avant de retourner à mon travail avec les réfugiés à Genève.

    Je n’ai rien trouvé de pareil à mon retour au Canada. Je viens d’avoir 66 ans et cela m’intéresserait de mieux vous connaître.

    repondre message