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Maha Satipatthana Sutta : I. Contemplation du corps (kāyā)

lundi 5 octobre 2015, par Buddhachannel Fr.

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Toutes les versions de cet article : [Deutsch] [français]


1. Observation de la respiration

Et comment un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation du corps dans le corps ?
Voici : un bhikkhu s’étant rendu dans une forêt, au pied d’un arbre ou dans une pièce vide, s’assied jambes croisées, le corps bien droit et l’attention établie devant lui.

Ainsi attentif, il inspire ; attentif, il expire.
Ayant une inspiration longue, il sait : ” J’ai une inspiration longue “ ;
ayant une expiration longue, il sait : ” J’ai une expiration longue “.
Ayant une inspiration courte, il sait : ” J’ai une inspiration courte “ ;
ayant une expiration courte, il sait : ” J’ai une expiration courte “.
” J’inspire en ressentant tout le corps ” ainsi s’entraîne-t-il ;
” j’expire en ressentant tout le corps “, ainsi s’entraîne-t-il.
” J’inspire en calmant les activités corporelles “, ainsi s’entraîne-t-il ;
” j’expire en calmant les activités corporelles “, ainsi s’entraîne-t-il ;
De même qu’un habile tourneur ou apprenti tourneur tournant lentement sait : ”
Je tourne lentement ” et, tournant rapidement, il sait : ” Je tourne rapidement “.

Ainsi, un bhikkhu inspirant lentement sait : ” J’inspire lentement “ ;
expirant lentement, il sait : ” j’expire lentement “.
Inspirant rapidement, il sait : ” j’inspire rapidement “ ;
expirant rapidement, il sait : ” j’expire rapidement “.
” J’inspire en ressentant tout le corps “, ainsi s’entraîne-t-il.
” J’expire en ressentant tout le corps “, ainsi s’entraîne-t-il.
” J’inspire en calmant les activités corporelles “, ainsi s’entraîne-t-il.
” J’expire en calmant les activités corporelles “, ainsi s’entraîne-t-il.

Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps dans le corps.

2. Les postures du corps

Puis ensuite, un bhikkhu lorsqu’il marche, sait : ” Je marche “,
lorsqu’il est debout, il sait : ” Je suis debout “,
lorsqu’il est assis, il sait : ” Je suis assis “,
lorsqu’il est allongé, il sait : ” Je suis allongé “ ;
et quelle que soit la position du corps, il la connaît telle qu’elle est.

Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure, contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure, contemplant la disparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure, contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps dans le corps

3. La claire compréhension

Puis ensuite, un bhikkhu va et vient avec claire compréhension,
il regarde droit devant ou autour de lui avec claire compréhension,
il fléchit ou étend ses membres avec claire compréhension,
il porte ses robes et son bol à aumônes avec claire compréhension,
il mange, boit, mastique et savoure avec claire compréhension,
il défèque et urine avec claire compréhension.
Marchant, debout, assis, s’endormant, s’éveillant, parlant, se taisant, il le fait avec claire compréhension.

Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui simplement dans la mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps dans le corps.

4. Réflexion sur l’aspect impur du corps

Puis ensuite, un bhikkhu considère ce corps de la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, recouvert de peau et rempli de diverses impuretés : ” Il y a dans ce corps : cheveux, poils, ongles, dents, peau, chair, tendons, os, moelle, reins, coeur, foie, plèvre, rate, poumons, intestin, mésentère, estomac, excréments, bile, flegme, pus, sang, sueur, graisse, larmes, sérum, salive, mucosités, synovie, urine et cerveau “.

De même que, s’il y avait un sac à deux ouvertures rempli de graines diverses telles que : riz, lentilles, pois chiches, haricots, orge, un homme ayant de bons yeux l’examinerait et dirait : ” Ceci est du riz, ceci des lentilles, ceci des pois chiches, ceci des haricots, ceci de l’orge “.

Ainsi, un bhikkhu considère ce corps de la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, et voit qu’il est recouvert de peau et rempli de diverses impuretés : ” Il y a, dans ce corps : les cheveux, les poils, les ongles, les dents, la peau, la chair, les tendons, les os, la moelle, les reins, le cœur, le foie, la plèvre, la rate, les poumons, l’intestin, le mésentère, l’estomac, les excréments, la bile, le flegme, le pus, le sang, la sueur, la graisse, les larmes, le sérum, la salive, les mucosités, la synovie, l’urine et les matières cervicales “.

Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps dans le corps.

5. Réflexion sur les états de la matière

Puis ensuite, un bhikkhu réfléchit sur ce corps même, quelles que soient sa place et sa position, par rapport aux éléments primaires : ” Il y a dans ce corps l’élément terre, l’élément eau, l’élément feu, l’élément air “.

De même qu’un habile boucher ou un apprenti boucher, ayant tué une vache et l’ayant découpée en morceaux, va s’asseoir au carrefour de quatre grandes routes, de même un bhikkhu réfléchit sur ce corps même, quelles que soient sa place et sa position, par rapport aux éléments primaires :
” Il y a, dans ce corps, l’élément terre, l’élément eau, l’élément feu et l’élément air “.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps dans le corps.

6. Les neuf contemplations du cimetière

6.1 . Puis ensuite, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, mort depuis un jour, deux jours, trois jours, gonflé, bleui, putréfié, il réfléchit à son propre corps :
” Ce corps a la même nature, il deviendra de même et ne sera pas épargné.”

Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps dans le corps.

6.2. Et, de plus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, déchiqueté par les corbeaux, les faucons, les vautours, déchiré par les chiens et les chacals, rongé par toutes sortes de vers, il réfléchit à son propre corps :
” Ce corps a la même nature, il deviendra de même et ne sera pas épargné.”
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps dans le corps.

6.3. Et, de plus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à un squelette maintenu par des tendons, avec des lambeaux de chair et des tâches de sang, il réfléchit à son propre corps :
” Ce corps a la même nature, il deviendra de même et ne sera pas épargné.”
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps,
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps dans le corps.

6.4. Et, de plus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à un squelette maintenu par des tendons, taché de sang, dépourvu de chair, il réfléchit à son propre corps :
” Ce corps a la même nature, il deviendra de même et ne sera pas épargné.”
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps dans le corps.

6.5. Et, de plus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à un squelette maintenu par des tendons, sans chair ni sang, il réfléchit à son propre corps :
” Ce corps a la même nature, il deviendra de même et ne sera pas épargné.”
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi, qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps dans le corps.

6.6. Et, de plus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à des os éparpillés dans toutes les directions : ici des os de la main, là des os du pied, des os du menton, les fémurs, le bassin, la colonne vertébrale et le crâne, il réfléchit à son propre corps :
” Ce corps a la même nature, il deviendra de même et ne sera pas épargné.”
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps dans le corps.

6.7. Et, de plus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, les ossements blanchis comme des coquillages, il réfléchit à son propre corps :
” Ce corps a la même nature, il deviendra de même et ne sera pas épargné.”
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps dans le corps.

6.8. Et, de plus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à des os vieux de plus d’un an, il réfléchit à son propre corps :
” Ce corps a la même nature, il deviendra de même et ne sera pas épargné.”
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps dans le corps.

6.9. Et, de plus, quand un bhikkhu voit un cadavre jeté sur un charnier, réduit à des os pourris, tombant en poussière, il réfléchit à son propre corps :
” Ce corps a la même nature, il deviendra de même et ne sera pas épargné.”

Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps extérieurement.
Ainsi il demeure, contemplant le corps dans le corps intérieurement et extérieurement.
Il demeure contemplant l’apparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant la disparition des phénomènes dans le corps.
Il demeure contemplant l’apparition et la disparition des phénomènes dans le corps.
La conscience : ” Ceci est un corps ” est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l’observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s’attachant à rien dans le monde.
C’est ainsi qu’un bhikkhu demeure contemplant le corps sur le corps.



Source : http://www.dhammadelaforet.org

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