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Des pèlerins réunionnais au Tibet

mardi 8 juin 2010

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Pour l’hindouisme, le bouddhisme, le jaïnisme et pour la religion “bon” tibétaine, le mont Kaïlasha est la montagne la plus sacrée qui soit. “C’est une montagne unique au monde, considérée, du reste, comme le centre du monde par quatre religions. Pour la tradition hindouiste, le mont Kaïlasha est la demeure de Shiva, Pârvatî, Ganesha et Kârtikkeya,” explique swami Advayananda, premier de cordée d’un pèlerinage qui tenait de la grande expédition. Partis de la Réunion le 9 mai pour Katmandou, le petit groupe (16 personnes) est entré au Tibet par le poste frontière de Kodari.

“Après une journée d’acclimatation à Nyalam à 3 750 m d’altitude, nous avons mis quatre jours pour atteindre le camp de base de Darchen à 4 670 m sur des pistes cahoteuses et poussiéreuses. Ces quatre jours à plus de 4 000 mètres nous ont permis non seulement de nous acclimater à la haute altitude mais aussi d’admirer la pure beauté du Tibet : immensité désertique, sommets enneigés, lacs et ciel bleu pur. La nuit, nous pouvions observer l’espace sans pollution lumineuse. Le rêve de tout astronome !” C’est là que les choses sérieuses ont véritablement commencé. “Le 18 mai, nous avons entamé la kora ou parikrama, le tour de la montagne sacrée. Nous avons rejoint la Vallée des Dieux à Darpoche où se trouve un cimetière à ciel ouvert. En ce lieu, les Tibétains découpent encore la dépouille de leurs morts pour nourrir les chiens sauvages, vautours et aigles.”

Il leur a fallu marcher pendant 8 heures pour arriver à Diraphug à 5 050 m d’altitude. “Malgré le vent glacial, nous avons pu voir la face nord du Kaïlash, la plus belle d’entre toutes. Ce mont représente le dieu Shiva, non seulement par sa beauté mais aussi par sa différence géologique. Alors que les montagnes alentour sont érodées faites de rochers et de pierres dégradées, Kaîlasha est un énorme bloc noir rigide : un défi à l’érosion.”

La montée vers le col de Dolma, à 5 660 m d’altitude, le 19 mai fut la journée la plus difficile. Le manque d’oxygène, dangereux à ce niveau, a obligé quatre des pèlerins à rester au camp de base, pour raison de santé. Le vent est glacial, la neige de plus en plus dense, dans un univers complètement minéral et blanc. L’équipe népalaise d’encadrement prend soin des plus fragiles, un oreiller gonflé d’oxygène à portée de main, au cas où…

" La respiration devient de plus en plus difficile. Chaque pas est une épreuve où il faut aller chercher la moindre particule d’oxygène. Il faut alors une volonté renforcée pour mettre un pied devant l’autre. Les dernières centaines de mètres sont un véritable calvaire. La marche sur le feu et le kâvadi nous paraissent un jeu d’enfants à côté de ce que nous avons vécu. Heureusement que les techniques de respiration yogique nous ont appris à remplir nos poumons au maximum afin d’avoir le plus d’oxygène possible dans le sang, donc dans le cerveau.”

Dans ces conditions, la satisfaction est de courte durée, une fois arrivé au col de Dolma, point d’orgue de cette quête initiatique. “Le vent, le froid, la neige mais surtout l’altitude recommandent que l’on ne reste pas plus de dix minutes en ce lieu et la descente est aussi périlleuse que la montée.” Cette “kora” (tour de la montagne sacrée) a pris fin, le 20 mai, après une marche de quinze kilomètres dans les gorges du Dzong-Chu. Le groupe a bouclé son périple en trois jours, quand les Tibétains le réalisent en… une journée ! Mais, il faut comparer ce qui est comparable. C’est connu : la foi soulève les montagnes…


Source : www.clicanoo.re

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