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Roubaix — La pagode lao se dessine, le projet se précise

mercredi 26 mai 2010, par Buddhachannel Fr.

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Installés depuis 2006 boulevard de Strasbourg, les bouddhistes lao en rêvent depuis longtemps : disposer et d’un véritable lieu de prière et d’un centre culturel. Un permis de construire vient d’être déposé, suite à l’élaboration d’un nouveau projet.

Il leur aura peut-être fallu attendre dix ans pour voir se dresser une pagode dédiée à leur culte. Depuis 2003, les pratiquants bouddhistes laos sont rassemblés au sein de l’association (cultuelle) bouddhiste lao du Nord de la France (ABLNF) au statut loi 1905. Et trente ans déjà qu’ils déménagent régulièrement. Au début des années 80, la première génération installe un lieu de prière à Croix puis emménage rue de Roubaix, à Tourcoing, avant de prendre ses quartiers à Roubaix, rue de l’Alouette. En 2006, l’ABLNF achète un nouveau local, une maison 1930 à retaper, boulevard de Strasbourg. Et c’est là qu’elle compte prendre de l’envergure.

Car à côté de cette bâtisse se situe une friche, un ancien terrain de foot, réservée par la Ville. « Nous avons signé avec la municipalité un bail emphytéotique, explique l’ancien président, M. Phanitavong, et nous avons la possibilité de construire un édifice sur ce terrain de 2 800 m². » Alors, les membres de l’association ont planché sur le sujet et confié les plans à un des leurs : Sourasith Douangpanya. Trois contraintes pour l’architecte villeneuvois de l’agence DB : élaborer un projet réalisable financièrement, imaginer un site accessible et ouvert et satisfaire les préférences de la Ville.

Pour 350 personnes

« Notre projet comprend deux volets : la construction d’une pagode, entièrement dévolue au culte, et d’un centre communautaire, ouvert à tous, reprend l’architecte. Pour ce centre, un ERP (établissement recevant du public) pouvant accueillir 350 personnes, nous envisageons de bâtir une extension adossée à la maison actuelle dont nous disposons. » À terme, le pôle culturel, géré par l’association loi 1901 ADCAL (Association pour le développement artistique et culturel lao), abritera une nouvelle cuisine, une salle de réunion polyvalente et une boutique ouverte sur la rue.
« On y vendra des produits du pays. Tout le monde pourra s’y rendre. » Les deux hommes insistent sur ce point : pagode et centre culturel seront ouverts, « notamment lors des grandes cérémonies ». Et pas question de gêner les voisins. Trente places de stationnement sont prévues à l’arrière du terrain derrière la pagode. « Il s’agira d’une pagode d’inspiration Luang Prabang, du nom de la ville royale, avec des toitures voûtées superposées », souligne Sourasith Douangpanya. La superficie au sol : 200 m². Au milieu de l’unique grande salle de prière : la statue de Bouddha.

Une liaison vers le canal ?

Et pour relier pagode et centre culturel, un parvis où sera dressée la stupa, l’édifice cachant reliques et objets sacrés. Les constructions seront entourées d’espaces verts et de voies de circulation. « Derrière le parking reste une bande de terrain, précise l’architecte. À la demande la municipalité, une liaison vers le canal sera créée ultérieurement. » Les frais seront entièrement couverts par les dons des adhérents et des sympathisants. Rien que pour le gros oeuvre, l’enveloppe est évaluée à 500 000 E. « Il faudra ajouter les frais pour les aménagements paysagers et le second oeuvre, la décoration. Des parties que des membres pourront prendre en charge. Nous importerons un maximum d’éléments et de matériaux d’Asie. » M. Douangpanya souhaiterait voir les travaux débuter avant la fin de l’année.

Les membres de l’ABLNF espèrent ainsi voir s’ériger d’ici deux ans, au moins pour le pôle culturel, un site « qui respire la sérénité et qui marque les esprits ». D’où, contrairement au premier projet, une architecture typique et moins moderne. « La première ébauche était plus imposante, moins facilement réalisable », estiment Sourasith Douang et M. Phanitavong.

Et si ce projet a mis autant de temps pour se finaliser sur le papier, c’est notamment en raison de dissensions internes qui ont conduit à une scission.
Aujourd’hui, l’ABLNF compte près de 150 membres mais accueille aussi des pratiquants non adhérents. Grâce à ce projet, l’association espère attirer plus de bouddhistes et oeuvrer pour les générations à venir.

Auteur : MARIG DOUCY

Source : http://www.nordeclair.fr/

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