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Borobudur

mardi 18 mai 2010, par Buddhachannel Fr.

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Le temple de Borobudur, en indonésien Candi Borobudur, est une importante construction bouddhiste mahāyāna, construite aux viiie et ixe siècles à l’époque de la dynastie Sailendra dans le centre de l’île de Java en Indonésie. Borobudur est le plus grand monument bouddhiste au monde.
Le site, construit aux alentours de l’an 800, semble avoir été abandonné vers l’an 1100.
Pendant une tournée d’inspection à Semarang dans le centre de Java en 1814, Thomas Stamford Raffles, alors lieutenant-gouverneur de l’île, entendit parler d’un grand monument dans la forêt près du village de Bumisegoro. Ne pouvant pas s’y rendre lui-même, il envoya H. C. Cornelius, un ingénieur néerlandais, y faire des recherches. Pendant deux mois, Cornelius et ses 200 hommes abattirent des arbres, firent brûler la végétation et creusèrent dans le sol, mettant au jour le monument.


Le temple est à la fois un sanctuaire dédié à Bouddha mais aussi un lieu de pèlerinage bouddhiste. C’est à la fois un stûpa et, vu du ciel, un mandala. Il forme un carré d’environ 113 mètres de côté avec, à chaque point cardinal, une partie en saillie accompagnée aux quatre angles par une partie en retrait.

Il est constitué de quatre galeries successives de forme géométrique. Celles-ci sont superposées et les trois plus hautes forment une représentation de la cosmologie bouddhiste. Comme l’ensemble du monument, ces galeries sont couvertes de bas-reliefs, dont la longueur totale est d’environ 5 kilomètres, relatant les divers épisodes de la vie du bouddha Sakyamuni. Ces bas-reliefs furent taillés in situ dans de la pierre volcanique grise par différents artisans qui réussirent néanmoins à préserver l’unité artistique du monument.


Un élément étonnant de ces galeries est l’existence d’une cinquième galerie enterrée, également couverte de bas-reliefs représentant essentiellement les turpitudes de la vie terrestre. Plusieurs hypothèses ont donc été émises pour expliquer la dissimulation de cette galerie comme une volonté de consolidation du bâtiment ou encore la volonté délibérée d’occulter les réalités terrestres.

Un élément étonnant de ces galeries est l’existence d’une cinquième galerie enterrée, également couverte de bas-reliefs représentant essentiellement les turpitudes de la vie terrestre. Plusieurs hypothèses ont donc été émises pour expliquer la dissimulation de cette galerie comme une volonté de consolidation du bâtiment ou encore la volonté délibérée d’occulter les réalités terrestres.
Sauvé de la ruine grâce aux efforts conjoints de l’UNESCO et du gouvernement indonésien, le temple est aujourd’hui restauré et figure à l’inventaire du patrimoine mondial de l’humanité.


Statues de Bouddha
Borobudur possède, en plus de ses nombreux bas-reliefs, de nombreuses statues de Bouddha. Elles représentent ce dernier assis, les jambes croisées, en position du lotus. Elles sont situées au niveau des cinq plates-formes carrées (Rupadhatu) et sur les plates-formes circulaires (Arupadhatu).

Au niveau Rupadhatu, les statues sont dans des niches sur l’extérieur des garde-corps. Elles sont placées en cercle et sont de moins en moins nombreuses au fur et à mesure que l’on monte dans l’édifice. Les premiers gardes-corps possèdent 104 niches, les deuxièmes 104, les troisièmes 88, les quatrièmes 72 et les cinquièmes 64. Il y a au total 432 statues de Bouddha au niveau Rupadhatu. Au niveau Arupadhatu, les statues sont placées dans des stûpas perforées. La première plate-forme possède 32 stûpas, la seconde 24 et le troisième 16 pour un total de 72 stûpas. Sur les 504 statues de Bouddha présentes à l’origine, plus de 300 ont été endommagées (la plupart décapitées), 43 ont disparu.


Au premier coup d’œil, toutes les statues de Bouddha semblent similaires mais il y a des différences subtiles au niveau du mudrâ, la position des mains. Il y a cinq groupes de mudrâ : nord, est, sud, ouest et zénith, qui représente les cinq points cardinaux du mahāyāna. Les quatre premiers garde-corps ont les quatre premiers mudrâ cités correspondant à leur orientation sur le site. Les statues dans les stûpas, dans les plates-formes supérieures ont, elles, le mudrâ du zénith. Chaque mudrâ représente l’un des cinq dhyani bouddhas, chacun ayant sa symbolique propre. Le mudrâ Abhaya de Amoghasiddhi correspond au nord, le mudrâ Vara de Ratnasambhava au sud, le mûdra Dhyana d’Amitābha à l’ouest, le mûdra Bhumisparsa d’Akshobhya à l’est et le mudrâ Dharmachakra de Vairocana au zénith.

http://www.wikipedia.org

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