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Sri Aurobindo et mère - Vers une nouvelle humanité

dimanche 5 octobre 2008

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Sri Aurobindo


Il est né le 15 Aout 1872, à Calcutta. Sa famille est aisée et fait partie du milieu indien anglicisé. Il est envoyé en Angleterre pour son éducation dès l’âge de 7 ans.

En 1893, à 20 ans, il sort diplômé de l’Université de Cambridge. Il s’est notament distingué en Français, Anglais, Latin et Grec.
Il se destine à une carrière administrative mais il est tellement choqué par la situation politique et sociale de son pays, qu’il décide de changer de voie. Il se tourne vers l’enseignement, et obtient un poste de professeur de français et d’anglais à l’université d’état de Baroda. Parallèlement il devient aussi l’un des secrétaires particuliers du Maharadja de Baroda.

En 1906, il se lance dans un combat politique pour l’indépendance et débute sa recherche intérieure, qui pour lui est aussi une force supplémentaire contre les Anglais. Il prend la tête du journal "Bande Mataram", qui veut dire "Salut à la Mère Inde". Ce quotidien est particulièrement influent. Il prône la propagande révolutionnaire encourageant à la non-coopération et à la résistance passive.

Son rôle de leader dans la lutte pour l’indépendance lui vaut d’être accusé de participation à un attentat contre un magistrat britannique. Il passe un an à la prison d’Alipore en attendant d’être jugé. Il reprend le combat dès son acquitement et publie un nouveau journal hebdomadaire, le "Karmayogin".

En 1910, il est poursuivi par la police anglaise, et contraint de se réfugier dans le secteur français de Pondichery.

Mère ou Mother


De son vrai nom, Mirra Alfassa, elle est née à Paris le 21 Février 1878. Son père est turc, sa mère égyptienne. Issue d’une famille très aisée, elle étudie les mathématiques supérieures mais aussi la peinture et la musique de manière approfondie. Elève de Gustave Moreau, elle côtoie aussi de nombreux impressionnistes. Elle épouse l’un d’eux, Henri Morisset en 1897. Un an plus tard ils ont un enfant, André.

En 1904, elle rencontre Max Théon et sa femme pour la première fois. Ceux-ci l’invitent à séjourner longuement dans leur maison de Tlemcen, dans le sahara algérien. Elle y est initiée à l’occultisme et multiplie les expériences.

Divorcée en 1908, elle se remarie en 1910 avec Paul Richard, un philosophe aux grandes ambitions politiques.

C’est dans le cadre d’une campagne politique que Mirra Alfassa accompagne son mari à Pondichery en 1914. Ils y rencontrent Sri Aurobindo avec qui ils nouent des liens spirituels forts. Aprés un an passé dans la colonie française, Mirra Alfassa et son mari partent au Japon où ils restent pendant quatre ans. Puis Mirra Alfassa revient à Pondichery, via la Chine, et s’y installe définitivement.


La rencontre de Sri Aurobindo et de Mère donne naissance à une association, à un travail de recherche vers une nouvelle humanité.

Sri Aurobindo "descend à la racine du problème humain, dans la conscience cellulaire qui recèle le secret de notre évolution future". Son travail intérieur consiste à la pratique de la méditation et du yoga. Il développe une philosophie axée sur l’avenir de l’homme par l’apparition d’une espèce nouvelle.

Mère organise et développe son ashram et éveille les disciples à cette nouvelle conscience.

En 1920, on propose à Sri aurobindo de présider le Congrés National Indien. Il refuse. En 1940 et 1942, il enjoint cependant les dirigeants du pays à accepter l’offre d’indépendance faite par les Anglais.



En 1926, Sri Aurobindo se retire définitivement et se consacre exclusivement à son travail intérieur. Il n’a plus aucun contact direct avec l’extérieur, hormis avec Mère. Il n’apparait en public que 3 ou 4 fois par an, communiquant, le reste du temps, avec ses disciples par l’intermédiaire de lettres. Il rédige également ses oeuvres majeures : "L’Arya", une revue de synthèse philosophique, "Savitri", un grand poême épique. Dans sa correspondance avec les disciples, il tente d’expliquer la dimension de son travail. Ces sources sont d’autant plus importantes qu’elles nous permettent de mieux comprendre ses recherches.


Il meurt en 1950, laissant à Mère la tâche de continuer son oeuvre.

La communauté d’Auroville


En 1953, elle crée le Centre International d’Education Sri Aurobindo à Pondichery. Le français y est une des langues principales enseignées.

En 1958, elle se retire à son tour.

En 1968, elle fonde la communauté d’Auroville, à quelques kilomètres de Pondichery. C’est "un lieu où les êtres de bonne volonté et sincères dans leurs aspirations, peuvent vivre librement, obéissant à une seule autorité, celle de la Vérité Suprême". C’est un lieu de paix et d’harmonie...une cité idéale où les résidents se préparent à l’émergence de l’homme nouveau.


Elle meurt en 1973, laissant à Satprem, disciple à ses côtés depuis 1953, son héritage ; Un ouvrage en 13 volumes intitulé "l’Agenda de Mère". Ce recueil porte sur le yoga intégral, et le supramental.

L’Enseignement de Sri Aurobindo


L’homme est actuellement à un niveau imparfait de son évolution. Il faut admettre qu’il est un être de transition vers une nouvelle espèce dotée d’une conscience supérieure, incompréhensible pour l’homme d’aujourd’hui. L’être humain actuel peut cependant collaborer à la conception de cette nouvelle espèce. Pour cela, il doit rechercher l’évolution dans le développement de ses capacités spirituelles.


L’évolution terrestre et humaine s’est centrée sur l’évolution de la conscience mentale. Pour atteindre le Divin, il faut franchir cette conscience et aller vers une supramentalisation des corps. Pour envisager une conscience supramentale, il faut comprendre les limites de la conscience mentale.


Pour accéder à ce développement, Sri Aurobindo a crée un yoga intégral, intégrant divers aspects du corps et de l’esprit gràce à un enchainement de postures, de techniques de respiration, de relâchement profond, et de méditation.


Laetitia Adeline pour www.buddhachannel.tv




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2 Messages

  • Sri Aurobindo et mère - Vers une nouvelle humanité 15 janvier 2010 16:05, par Alexy-D Photographe

    Bonjour, Je connais un peu l’oeuvre de Shri Aurobindo bien que je sois loin de comprendre la haute dimension de son message. Il reste pour moi une magnifique lumière.
    J’aimerais savoir si des écrits seraient disponibles en français voire en anglais sur la nature de ce qu’on nomme "résitance passive" chez lui. Je pense que ce concept est adaptable à l’action modeste que peut avoir le citoyen dans le domaine de notre modernité dépassable. Avec mes remerciements.
    AleXY-D

    repondre message

  • Sri Aurobindo et mère - Vers une nouvelle humanité 16 janvier 19:33, par Valence83

    Bonjour, je suis agréablement surpris par la richesse spirituelle qui est présente dans ce site. Je m’intéresse moi aussi aux écrits de Sri Aurobindo et j’avoue que leur compréhension nécessite souvent plusieurs relectures.
    Cordialement

    Valence83

    repondre message