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Obaku, la troisième école du Zen au Japon

mercredi 5 août 2015

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L’école Obaku fait son apparition lorsque le Japon décide de fermer ses frontières à cause de la christianisation du pays, laissant la presqu’île de Deshima, dans la baie de Nagasaki, ouverte aux seuls Chinois, Coréens et Hollandais. D’autre part, cette école descend du maître chinois Yin-yuan Lung-ch’i.


Qui est Yin-yuan Lung-ch’i ?

Le père de Yin-yuan disparut quand il avait cinq ans. À l’âge de 20 ans, tout en le recherchant, il arriva au bâti Putuo (île située au sud-ouest de Shanghai) à côté de la province de Zhejiang, où il servit le thé aux moines.

À 28 ans, après la mort de sa mère, il a été ordonné moine à son temple de famille, le temple de Wanfu. Ses professeurs étaient Miyun Yuanwu et Feiyin Tongrong.

En 1633 il reçut la transmission du Dharma. Et devint par la suite le trente-troisième abbé du monastère de Wanfu.

Puis en 1654, après les demandes insistantes d’Itsunen Shoyu, il vînt à Nagasaki au Japon avec environ 30 moines et artisans. Grâce à sa force de persuasion, Yin-yuan partit au Japon, où il fonda la troisième et finale section japonaise principale du Zen. Ou plus précisément, avec son disciple Muyan, Yin-yuan a instauré la section d’Obaku, établissant son temple principal Mampuku-ji en 1661.


Dès son arrivée au Japon, le shogun Tokugawa Tsunayoshi lui fit construire en 1661 un monastère dans le style chinois de l’époque Ming. De plus, la maison impériale lui attribua le titre posthume de Daiko Fusho Kokushi. C’est un titre honorifique attribué à un Maître bouddhiste ayant eu un empereur du Japon pour élève.


L’essence même de cette école (qui en fait son originalité) est son style de vie monastique, empreint de pratiques chinoises des Ming du code monastique, et également de l’influence de l’école bouddhique de la "Terre Pure", à travers notamment la pratique du Nembutsu.


En effet, l’école Obaku ajouta un parfum nouveau au zen japonais, notamment par l’introduction de rites, de coutumes, et d’un nouveau style architectural, importés de la Chine des Ming. L’une des innovations phares fut l’usage de la chaise.


En ce qui concerne l’influence de la Terre Pure, en particulier la pratique du Nembutsu, ceci mérite un petit éclaircissement. En réalité, le Nembutsu est un exercice de méditation qui consiste à réciter le nom du bouddha Amitabha. La formule récitée dit : « Namu Amida Butsu » (« Hommage au bouddha Amithaba »). Amithaba symbolise la sagesse et la miséricorde. Selon le dictionnaire de la sagesse orientale : « le culte d’Amithaba correspond à un tournant essentiel dans l’évolution du bouddhisme. Grâce à lui se dessine en effet une nouvelle voie, pour parvenir au salut sans passer par un nombre infini de réincarnations. La rédemption devient envisageable de manière rapide et facile, non plus par la seule force de la volonté individuelle, comme dans la doctrine primitive, mais grâce à une intervention extérieure, grâce au désir de salut du bouddha. La simple invocation du nom d’Amithaba, particulièrement au moment de la mort, suffit pour renaître au cœur d’une fleur de Lotus dans le paradis Sukhavati ».


En définitive, même si le nom de cette école est celui d’une montagne, c’est le mont Huangbo (se situant dans la province de Fujian en Chine), sur lequel se trouvait le premier monastère de l’école (Wanfu) qui en demeure toujours le siège. Et bien que la lignée Ôbaku ait été chinoise pendant treize « générations », le quatorzième patriarche fut tout de même japonais…


Tiphaine Bellambe pour www.buddhachannel.tv




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